L’OBESITE
UN PROBLEME... PESANT
Aidez-les à garder la ligne !
Aimer son chat ou son chien ne signifie pas le suralimenter.
Chez eux aussi, l’obésité est une maladie à part entière, qu'il convient de prévenir à tout
prix.
A défaut, si l'obésité est déjà installée, le traitement doit être entamé sans délai,
sur les conseils de votre vétérinaire uniquement et impérativement.
Près de 50% des chiens et des chats seraient en surpoids, voire des obèses potentiels.
Or, les kilos en trop favorisent l’apparition de maladies comme :
- le diabète,
- un surmenage et une insuffisance cardiaque et/ou respiratoire,
- l’arthrose,
- des dysfonctionnements hépatiques (paresse intestinale, constipation opiniâtre et flatulences déplaisantes),
- une sensibilité accrue aux infections.
L’espérance de vie d’un chat obèse est diminuée d’au moins deux ans, ce qui
correspond, pour un humain à au moins quinze ans...
Avant tout il faut que le maître soit conscient que son animal souffre d’un réel problème et qu’il
faut faire machine arrière, repenser son alimentation ET son éducation.
Il a été organisé en février de cette année 2009 le premier congrès sur l’obésité animale réunissant
des vétérinaires originaires de toute l’Europe, chapeauté par le fabricant d’aliments pour animaux Hill’s pour ne pas le nommer...
Chiffres à l’appui, il a été démontré que le nombre d’animaux obèses augmentait
proportionnellement à celui des humains !
Nous savons que, symboliquement, l’aliment équivaut à amour...
Lors des ateliers de travail, il a été largement exposé que « si une personne en surcharge pondérale a un animal, bien souvent elle aura tendance à trop le nourrir,
puisque, pour elle, nourrir, c’est donner de l’amour ».
Le maître joue un rôle important dans le comportement alimentaire de son animal. Les mimiques
propres aux chiens et aux chats viennent rapidement à bout d'une résistance toute symbolique.
Comment tenir devant des yeux si implorants et des coups de patte sur le genou ?
La distribution des « friandises » devient rapidement un réflexe qui contente à la fois l'animal et
son maître. Cette relation qui s'établit par le biais de la nourriture est d'autant plus marquée que le chien ou le chat est assimilé à un membre de la famille. Il n'est pas étonnant d'observer
un certain mimétisme de silhouette entre le maître et l'animal...
Ces animaux mangent quantitativement et qualitativement plus que ce qui leur est
nécessaire. Ils n'agissent pas par faim, mais pour faire plaisir à leur maître qui les encourage de la parole et du geste.
L'excédent de nourriture ingéré est rapidement transformé en graisse.
Celle-ci surcharge la silhouette et le poids de l'animal.
C'est entre 6 et 8 ans que l'on rencontre le plus de chats obèses.
Après 10 ans, l'incidence de l'obésité diminue au sein de la population féline, probablement parce
que les vieux chats ont des difficultés d'assimilation qui réduisent l'efficacité des processus digestifs.
Il n'est donc pas recommandé de distribuer systématiquement un aliment pauvre en matières grasses aux chats âgés.
La mise à libre disposition d'aliments très appétents, très riches en matières grasses, stimule la
consommation alimentaire.
Un chat n'adapte en effet que très tardivement les quantités qu'il mange à la
concentration énergétique de son alimentation. La régulation de l'ingéré
énergétique n'intervient qu'au bout de 75 à 200 jours. Si aucun contrôle strict de la consommation n'est effectué dès le début de la distribution, un état d'obésité se développera dans 70 % des
cas.
L'obésité des chiens et des chats n'est pas suffisamment prise en
compte par les maîtres, qui sous-estiment grandement les conséquences néfastes. Pourtant, l'animal obèse est malade ou prêt à le devenir.
L'embonpoint puis l'obésité s'installent insidieusement. Ils résultent d'une disproportion entre ce
que l'animal ingère réellement et ce dont il a strictement besoin.
Les animaux particulièrement gourmands, dont le jeu principal consiste à quémander sans qu'il ne
soit jamais question d'appétit, seront bien évidemment davantage confrontés à l'obésité.
L'embonpoint résulte bien d'une inadaptation de la nourriture aux besoins de votre compagnon.
Dans le cadre d’une perte de poids conséquente, il faut diminuer de 10 à 20% les apports en
calories, qui se fera progressivement.
S'il nous arrive encore quelquefois de proposer une recette maison, l'expérience montre qu'il est
plus pratique et plus efficace d'utiliser des aliments industriels SECS spécialement préparés pour les chiens et les
chats obèses ou enrobés. Parmi les produits disponibles, votre vétérinaire saura
choisir l'aliment réellement allégé, capable de contenter l'appétit de votre compagnon, sans déclencher d'autres pathologies par un excès ou une carence de
composition. Les pionniers dans ce domaine et ceux dont les produits
sont les plus performants, sont des laboratoires vétérinaires compétents dont les aliments sont bien formulés et d'un coût raisonnable.
Pour toutes ces raisons, il ne serait pas judicieux, ni même efficace, de mettre soi-même son animal au régime avec une pâtée de composition approximative. Cet essai spontané peut également se révéler beaucoup plus onéreux. Avec des pâtées prétendument allégées, qui ne calent pas l'estomac, vous arriveriez à déclencher d'autres pathologies par excès (protéines) ou par carence (acides gras essentiels). C'est pourquoi le régime prescrit par votre vétérinaire à l'animal de votre voisin ne convient pas forcément à votre propre compagnon...
Cependant d’une manière générale, ainsi que je l’ai souvent exposé
dans mes articles et notamment sur celui des dents, il est fortement déconseillé de donner des aliments humides
(boîtes) aux chats et chiens, ou seulement à titre exceptionnel.
Non seulement ils sont de mauvaise qualité (les protéines qui les composent sont
de provenance très douteuses) mais ils génèrent des problèmes dentaires importants.
Les boîtes favorisent la présence d'une plaque dentaire
importante car cette nourriture... colle aux dents. Cela prédispose
au tartre et donc à la gingivite. Pour ne pas devoir changer son régime alimentaire et ses habitudes, il est conseillé de donner des croquettes. En effet par l'action mécanique de frottement des
dents par les croquettes, la plaque dentaire va diminuer.
L'alimentation humide peut être offerte SEULEMENT si
vous remarquez que votre chat ne boit pas de façon suffisante. Ce qui entraînerait des complications urinaires, notamment chez les chats âgés et castrés.
Elle peut être aussi offerte aux chatons souffrants de déshydratation, sur une période déterminée.
SURVEILLEZ attentivement que votre animal s'abreuve suffisamment.
HORS REGIME, si vous souhaitez offrir un petit plus à votre félin, A TITRE EXCEPTIONNEL,
proposez-lui, en PETITES quantités [c'est à dire 10/15 grammes ce qui
représente déjà beaucoup en proportion du poids d'un chat], des protéines DE QUALITE :
- de la volaille (par exemple du blanc revenu dans une poêle anti-adhésive sans matière grasse, déglacé avec un peu d’eau afin de faire un petit peu de jus) ; Si votre chat l'apprécie,
quelques bouts crus peuvent également être proposés,
- de la viande hachée cru ou cuite,
- du poisson cuit au court-bouillon (pour rappel, jamais de thon en boîte, ni le jus, ni la chair, le tout étant trop salé ; de plus la chair du thon est trop riche et grasse pour une bonne assimilation par un organisme félin),
- le maigre du jambon, etc...
PAR PITIE ne leur donnez pas vos restes de repas, notamment en sauce
! Je l’ai encore vu dernièrement chez des propriétaires qui proposaient à leur chaton le surplus de leurs assiettes !!!
Ne leur donnez jamais de féculents. Leur organisme n’est
pas équipé pour les digérer et les assimiler correctement. Cela peut entraîner des troubles gastriques importants.
Excluez aussi les « friandises » industrielles pour animaux. Pour vous en persuader, jetez un coup
d’œil sur leurs compositions et ingrédients.
Elles n’apportent rien de positif à votre chat mais l'empoisonne.
Par définition, on parle d’obésité quand le poids est de 15 à 20% supérieur au poids idéal calculé par le vétérinaire.
Ainsi un chat d’un poids standard de 4 kilos est enrobé à 4,5 kilos et... obèse à 4,8 kilos !
Par exemple, un épagneul, au poids standard de 12 kilos, est en surpoids à 13 kilos et obèse à 15
kilos.
Voici l'échelle de cotation de Scarlett qui vous permettra d'avoir un petit avis de la condition physique de votre compagnon :
Vous l’aurez compris, mieux vaut prévenir que guérir.
La cure d'amaigrissement, quand elle se révèle nécessaire, requiert impérativement l'assentiment et
la participation active de tous les membres de la famille. Il serait illusoire de mettre en place un régime sans obtenir la suppression des friandises et autres gâteries distribuées sans
discernement. Vouloir imposer un régime sans motivation suffisante, ne servirait à rien et serait voué à l'échec.
Aucun membre de la famille ne doit donner en cachette un complément qui mettrait en péril
l’éducation qui petit à petit s’est mise en place, au prix de gros efforts pour le maître et l’animal.
L'embonpoint et l'obésité ne sont pas une fatalité.
Votre compagnon vous sera reconnaissant de tout faire pour le maintenir en bonne santé.
Vous n'êtes pas obligé de lui révéler que sa nouvelle nourriture est allégée ! L'essentiel est que son estomac soit calé et son appétit satisfait.
Quand ces conditions sont réunies, l'animal et son maître ont toutes les raisons d'être heureux…
Rose
** nota bene : mon article est si lourd
que j'ai mis tout
l'après-midi pour insérer les photos et jongler avec la mise en page du texte
(qui n'a toujours pas ma convenance
d'ailleurs) .
C'est la même chose chez vous ? Over-blog semble à bout de souffle.
Je ferai la publication dans toutes les communautés plus tard
sinon je crains d'y laisser des pétales.
La greffière est au bord de la crise de nerfs ! **
Publié dans : les dossiers de Rose - Par Rose

